
Le prix de la qualité, pas de la quantité
Quand vous achetez un steak haché chez un artisan boucher, vous achetez avant tout de la viande, et rien d’autre. Contrairement à la production industrielle qui autorise jusqu’à 15 % d’ajouts comme de l’eau, des protéines végétales ou même des additifs, le steak artisanal est pur muscle. Résultat ? Une viande plus goûteuse, plus nutritive, et surtout exempte de ces « compléments » que vous n’avez pas demandé.
Mais la différence ne s’arrête pas là. L’artisan sélectionne généralement des morceaux nobles et issus d’élevages locaux. Une démarche qui garantit une viande de meilleure qualité, mais qui coûte forcément plus cher.
Un circuit court qui a du sens
Dans une boucherie artisanale, chaque steak haché raconte une histoire : celle de l’éleveur qui bichonne ses bêtes, du boucher qui choisit les meilleurs morceaux, et du consommateur qui soutient une économie locale.
« Acheter chez un artisan, c’est savoir d’où vient ce qu’on mange », explique Sophie Legrain, cliente fidèle d’une boucherie en Île-de-France.
Les industriels misent sur la délocalisation et l’abattage massif pour réduire les coûts. Résultat : une traçabilité parfois floue et des pratiques éloignées des préoccupations environnementales.
Un geste pour l’environnement (et votre santé)
Un steak haché artisanal a aussi une empreinte écologique plus faible. Les circuits courts limitent les transports, et donc les émissions de CO2. De plus, les éleveurs partenaires des artisans privilégient souvent des méthodes d’élevage respectueuses, à l’inverse de l’élevage intensif utilisé pour les produits industriels.
Et côté santé ? Consommer un steak haché sans additifs ni conservateurs, c’est dire non aux ingrédients superflus qui peuvent, à long terme, avoir des impacts négatifs sur l’organisme.
Un savoir-faire qui a un prix
Enfin, acheter un steak haché chez le boucher, c’est rémunérer un savoir-faire. Le métier de boucher ne se limite pas à découper la viande. Il s’agit de sélectionner, désosser, préparer et transformer les morceaux en produits de qualité, et cela demande du temps et de l’expertise. Ce travail mérite une juste rémunération, tout comme celui des éleveurs locaux.
Un prix justifié par plusieurs facteurs
La répartition des coûts d’un steak haché artisanal dépend de plusieurs facteurs, comme la localisation de la boucherie, le prix des matières premières, ou encore la politique salariale. Voici une estimation générale de la répartition des coûts, en pourcentage, pour un steak haché vendu autour de 15 à 20 €/kg chez un artisan boucher.

1. Matière première : 40 à 50 %
- Prix de la viande : La viande représente la majeure partie du coût. Les artisans bouchers achètent souvent des morceaux de qualité supérieure (par exemple, des muscles riches en goût et pauvres en gras dur).
- Provenance locale : En achetant auprès d’éleveurs locaux ou régionaux, le prix au kilo est généralement plus élevé que pour les viandes issues de l’élevage intensif industriel.
2. Charges de personnel : 20 à 30 %
- Salaires : Un artisan boucher et ses employés sont rémunérés en fonction de leur expertise. Le salaire inclut également les charges sociales, particulièrement élevées en France.
- Temps de travail : Un steak haché artisanal n’est pas produit en masse. Le hachage est souvent fait à la commande ou en petites quantités, ce qui demande du temps.
3. Frais fixes : 15 à 20 %
- Loyer ou coût immobilier : Les boucheries artisanales, situées dans des zones résidentielles ou des centres-villes, font face à des loyers parfois élevés.
- Énergie : La réfrigération, essentielle pour garantir la fraîcheur et le respect des normes sanitaires, engendre des coûts énergétiques importants.
- Matériel : Entretien des hachoirs, des scies, et autres équipements spécialisés.
4. Taxes et charges : 10 à 15 %
- TVA : Le steak haché est soumis à une TVA de 10 % en France pour les produits alimentaires.
- Charges fiscales : Les artisans doivent également s’acquitter de diverses taxes locales ou nationales, comme la contribution économique territoriale (CET).
5. Marge nette : 5 à 10 %
- Cette marge sert à récompenser le travail de l’artisan, mais aussi à réinvestir dans l’activité : modernisation des équipements, amélioration des locaux, ou encore développement de nouvelles offres.
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